La région et les maux du temps.

Ce texte met une conclusion aux 4 articles précédents

 Ceci me fera conclure sur la responsabilité des élus en région. Le nec plus ultra est le parler alsacien avec ses dialectes différents qui accroissent l’enclavement si bien que le Professeur Wackenheim a pu célébrer, à la Foire du Livre de Marlenheim, l’oraison funèbre du français. La ville de Strasbourg a trouvé un fonds de trésorerie pour mettre les plaques des rues et places dans les deux registres linguistiques. J’ai un doute profond sur cette mesure qui répondrait au principe identitaire lequel doit, en premier lieu, résoudre ses propres contradictions dans un univers en perpétuel devenir afin d’éviter les conflits. Quand je vois des communes alsaciennes, de parler essentiellement alémanique, opulentes et sans immigrés voter entre 22 et 32% sur le slogan Mit Leidenschaft, Franzose sein ! Le Pen, Präsident, je me dis qu’aucune politique régionale n’a fait l’autopsie du mal dont souffre les Alsaciens pour qu’ils aient besoin de crier en nombre qu’ils sont passionnément Français ! Pourtant, c’est le vote alsacien qui a fait basculer le « oui » français pour Maastricht alors que la droite ultra est opposée à ces accords. Nous nageons dans l’incohérence totale sauf si, avec Martin Graff, nous convenons que les Alsakons ont fait un vote européen pour ne pas déplaire aux Allemands et qu’ils continuent à dépenser leurs marks en Alsace !

 La régionalisation est caricaturale, l’assemblée régionale n’a pas de pouvoir législatif, d’ailleurs nos élus ne le demandent guère. Pour peu qu’ils soient aussi députés, ils savent que le parlementarisme français est purement formel, le gouvernement peut légiférer par décrets et ordonnances et ses propositions de lois passent avant celles de l’Assemblée. C’est ainsi que nous assisterons au démantèlement de la sécurité sociale, de l’éducation nationale et ainsi de suite. L’Alsace qui a fait l’expérience de la dictature hitlérienne ne dit rien, peut-être que les Alsakons se vengent en aidant la France à mettre des hommes à poigne au pouvoir. Ainsi, s’il y a dérive fascisante, c’est la France entière qui protestera que c’est « Malgré Elle ».

 Mais je crois davantage à un amour immodéré pour le goût du chef incarnant l’ordre. Le dirigisme parisien ne dérange pas si bien que la politique locale culturelle consiste, avant tout, à inviter et à financer la venue d’écrivains estampillés à Paris. Ce fut le cas encore, en février 1995, lors des Rencontres de Strasbourg sur le thème « Désir de politique? ». S’il est fondé que le public en région sache ce qui se fait et se publie dans la capitale nationale, par contre cette politique unilatérale encourage exclusivement ce qui se pense et se publie avec l’aval parigot. Une fois de plus, l’association Rencontres fondée tout exprès pour cette manifestation a été financée par les contribuables, pour une somme de 450.000 francs, mise au service d’entreprises monopolistiques : la Librairie Kleber est à Gallimard et au trust de la diffusion et distribution qui s’y rattache, les DNA appartiennent au groupe Hersant et Saisons d’Alsace aux DNA. Affirmer dans un document de présentation que ces rencontres allaient « créer de façon indépendante un nouveau style de médiation » est prendre les auditeurs potentiels pour des benêts. Les étudiants n’ont pas été abusés et distribuaient, avant chaque causerie, des libelles fort bien tournés.

 Je crains que ce soubresaut critique ne soit qu’épisodique. Je prends en considération que si l’âge pour présider les destinées de la France est 63 ans, ce n’est que d’ici 10 ans que nous serons débarrassés de ceux qui ont été pétris dans leur jeunesse par le national-socialisme et le pétainisme.

            XXIème siècle, pas de rupture avec le XXème siècle. Les forces vives de la Nation sont gangrénées par les idéologies propagées au siècle précédent. "L'argent d'abord" et une France multiraciale  qui se donne des alibis pour faire croire qu'l n'y a ura plus de racisme. Alexandre Dumas au Panthéon, j'ai d'abord cru que c'était en hommage aux royalties que rapportent les films conçus à partir des récits. Ce ne pouvait pas être pour l'oeuvre elle-même écrite par une pléthore de nègres. A. Dumas était payé à la ligne, pas de droit d'auteur puique pas d'auteur. Dans les premies ouvrages, un personnage était muet. Lors des dialogues, sa présence était indiquée par trois points de suspension. L'éditeur en a eu marre de payer pour trois points de suspension, il ne les paierait plus... alors le muet a disparu des ouvrages à venir. Lagarde et Michard,auteurs d'ouvrages scolaires sur la littérature ne citaient pas Dumas car leur travail ciblait les aueurs authentiques qui font honneur à notre patrimoine. De nos jours, le souci de faire une bonne affaire seul préside au lancement d'un livre. "Bonjour tristesse" n'était pas écrit par Sagan mais l'Editeur Julliard souhaitait lancer une "jeunette" comme cela se faisait dans la chanson. Il voulut recommencer en poésie avec Minou Drouet dont la mère servait de "nègre" à Van der Mersch. La sauce ne prit pas car les journalistes avaient encore une déontologie et avec Sagan, ils s'étaient fait avoir, ils n'avaient pas cru au succès. Au salon du livre à Nice en 1977, lors du colloque sur les éditeurs en région, Prastreau du "Figaro" raconta le premier entretien dont il était chargé avec la jeune Sagan, petite jeune fille fluette qui bafouillait et qu'il voulut ménager. Puis il parla des livres écrits par un certain Hugot. Lorsqu'il décéda, l'auteur Sagan changea de style et pour cause! Les éditeurs présents Privat de Toulouse, Jeanne Lafitte de Marseille et d'autres étaient tous au courant, il n'y avait que moi qui tombait des nues. Parmi les anecdotes racontées, il y eut celle où Hugot avait fait naître un personnage vers le milieu du roman, Julliard vint voir où il en était de son écriture et lui arracha le manuscrit des mains "Pour un Sagan, ça suffit largement". Hugot s'en plaignit à Prastreau car le personnage ne prenait son sens qu'à la fin du récit et la fin prévue ne fut pas écrite.Si donc l'argent compte plus que l'authenticité de son auteur, je ne m'étonnais pas qu'un auteur à "nègres" ait les honneurs du Panthéon. Mais par la télévision, j'ai su le fin mot de l'histoire, il est entré au Panthéon parce que métis. Aujourd'hui, plus rien ne surprend, bien des postes en vue échoient à des personnages qui fleurent l'exotisme, ce qui dans l'idéologie est plus important que les compétences réelles. Les communautarismes entrent en jeu et ceux chargés de pouvoir sont d'abord au service de leur communauté. Je m'interroge sur ce que sera le devenir de la France quand je vois de tels agissements.