26 août 2009
Anick Roschi en poésie
A l'annonce du
Café culturel
Au restaurant
« La Boucherie » 4 rue du Vieux marché aux vins Strasbourg
Samedi 26 septembre de 17h à 19h
Anick Roschi nous a adressé les beauxpoèmes qui suivent:
Capitale Terre
Voici le temps
Partagé
De nos dernières richesses
A chaque naissance
Liberté
Une goutte d’eau
Assoiffée de rivière
A chaque naissance
Egalité
Une goutte de sueur
Epuisée de misère
A chaque naissance
Fraternité
Une goutte d’air
Souillée de déserts
Voici le temps
Exorcisé
De nos raisons planétaires
Le temps
Articulé
D’une capitale
Terre.
Anick Roschi 3.3.09
...................
Hommage
à Aung San Suu Kyi : Orchidée Au siège des Rois Une orchidée Danse sa nuit Dans la rue tintent les voix Du coucou,de la grue et Du paon La harpe d'émoi Travestit La chèvre, la vache, le cheval et L'éléphant Au bestiaire des Rois Une orchidée Se languit Du jour. Anick Roschi - Juillet 09 ............. Clandestines Dans le repli D’une vague argentée De
jeunes corps S’échouent Rêves Passeurs d’écume Entre vos continents La mer A ses remous Au-delà
De ses nouvelles frontières Clandestines La mer A
de funestes Rendez-vous. Anick Roschi 16.05.09
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10 août 2009
Un journaliste français arrêté par la police à Jérusale
Notre confrère prenait des photos de l’expulsion de familles palestiniennes dans la partie occupée de la ville.
La police et l’armée israéliennes ont beau marteler que, quoi qu’elles fassent à Jérusalem-Est, elles sont dans leur droit puisque « Jérusalem est la capitale une et indivisible d’Israël » (même si aucun pays au monde ne reconnaît l’occupation de la partie orientale de la ville), il semble néanmoins que les témoins ne soient pas les bienvenus. Pour preuve, ce qui s’est passé en début de semaine, dans le quartier de Sheikh Jarrah.
deux familles palestiniennes expulsées
La police anti-émeute israélienne a expulsé deux familles palestiniennes, Ghawi et Hanoun, de leurs maisons. Elles vivaient là depuis cinquante ans, depuis qu’elles sont devenues réfugiées en 1948, forcées de quitter - déjà - leurs habitations situées dans ce qui est maintenant Jérusalem-Ouest. Un tribunal israélien, saisi par un organisme de colons, Nahalat Shimon International, a ordonné aux deux familles de quitter leurs domiciles, leur donnant jusqu’au 19 juillet pour le faire, sous peine d’emprisonnement et d’amendes. Les maisons reviendraient aux colons. « Nahalat Shimon International veut démolir toute une partie du quartier, en chassant plusieurs centaines de Palestiniens, pour construire 200 logements pour des colons », affirme l’ONG israélienne Ir Amim, spécialisée dans le suivi de la colonisation de la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël en 1967.
Fin juillet donc, les colons sont arrivés à Sheikh Jarrah, sous protection policière, pour prendre possession des lieux. Les familles palestiniennes étaient encore là. Avec elles, des militants internationaux, venus les soutenir. Parmi eux, un groupe de Génération Palestine et un journaliste français (carte de presse n° 106 731), Nadir Dendoune. Notre confrère était en train de prendre des photos lorsque les policiers israéliens l’ont embarqué manu militari. Il raconte : « Ils m’ont emmené jusqu’à leur voiture et m’ont pris mon passeport non sans m’avoir donné des coups dans le ventre. L’un d’eux m’a dit qu’ils allaient me tuer tout en passant son pouce sur sa gorge, en signe d’égorgement. Un autre a dit que je n’étais pas français, que je m’appelais Nadir et que j’étais un putain d’arabe. » Dendoune est alors transféré au sinistre commissariat du Russian Compound, à Jérusalem, connu pour les sévices infligés aux prisonniers palestiniens. « Ils m’ont mis avec des Palestiniens dans une cellule. Les gardiens venaient me réveiller toutes les heures en demandant, à chaque fois, mon nom, mon prénom et ceux de mon père. » Il est ensuite présenté devant un tribunal, mains et pieds menottés, comme un criminel. L’audience n’aura pas duré dix minutes. « On lui reprochait deux choses », précise Léa Tsemel, avocate israélienne des droits de l’homme, bien connue, venue défendre Nadir. « D’abord d’être entré dans une propriété privée », c’est-à-dire les maisons que les colons se sont octroyées, et « d’avoir dérangé un policier ». Léa Tsemel, comme nous, ne sait pas très bien ce que signifie « déranger un policier ». Habituée au surréalisme judiciaire israélien, elle traduit cela par un refus d’obéissance. Nadir n’a plus le droit de se rendre à Sheikh Jarrah pendant 181 jours ! Une condamnation qui témoigne à elle seule du caractère politique de l’infraction reprochée au journaliste et autres inculpés : des Américains, des Suédois, des Allemands, des Britanniques et quelques Israéliens et Palestiniens.
Les Palestiniens dénoncent la colonisation
Les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur État, dénoncent la colonisation comme le principal obstacle au processus de paix. Plus de 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, où vivent 270 000 Palestiniens. Le but d’Israël est de judaïser la ville et de refuser ensuite aux Palestiniens toute revendication sur Jérusalem. Nadir en a été le témoin. La police a saisi ses clichés.
publié par l’Humanité
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06 août 2009
LE NUREMBERG DES VAINQUEURS, HIROSHIMA
LE
NUREMBERG DES VAINQUEURS
On n'écrit rien
sur Hiroshima
On ne diffuse
rien sur Hiroshima
On n'étudie
rien d'Hiroshima
Il ne s'est
rien passé à Hiroshima.1
Même lorsque les
commandos imposent le silence
Rien ne peut empêcher le
réveil des consciences.
L'angoisse des mondes se concrétise le 6 août 1945
L'apocalypse n'était plus
science fiction
Et tel un cri sorti de la terre,
Des poitrines des hommes,
Des entrailles de la femme
Par-dessus les océans,
Par-dessus les montagnes
Par-dessus les volcans,
Il est une rumeur
Il est une pensée commune
« Plus
jamais Hiroshima ! »
Ils étaient un peu plus de soixante dix huit mille
Le chiffre est donné. Au
travers de la statistique
Ce sont des milliers de regards
humains agonisants
Ce sont des corps liquéfiés dans l'asphalte brûlant
Ce sont les plaies béantes
jamais cicatrisées
Ce sont les courses folles
vers le fleuve Otha
C'est un chien qui hurle, figé, les pattes engluées
C'est la projection d'un homme
sur une ruine2
Spectre hideux, témoignage
d'une préexistence
C'est la folie d'un moment
chaque jour répétée
La femme engrossée ausculte avec angoisse son sein
Et l'homme surveille la
blessure prête à gonfler.
C'était une guerre
Non, c'était un anéantissement
Dachau n'est rien
à côté de la ville
expérimentale.
C'était une expiation
Mais T'ien-tsin bombardée
La flotte de Pearl Harbor
coulée,
La prise de Manille
Ne hantent pas les consciences
humaines :
C'était dans la règle du jeu.
On va fleurir les tombes de
ces gens-là
Leurs noms sont sur les
monuments funéraires
Il n'y a pas de tombes à
Hiroshima.
« La plus sensationnelle
réussite scientifique de l'Histoire » a dit le Président
Un Pasteur a béni
l'avion porteur de l'engin
et a prié pour le succès de
l'entreprise.
L'Eglise et l'Etat. Dieu et
César
réunis dans un même complot
Mais on ne fait pas le procès
des puissants de la terre
Ils sont au-dessus des lois
Puisqu'ils sont la Loi.
Pourtant une rumeur gronde,
s'amplifie, se démesure
« Plus
Jamais Hiroshima ! »
« Les Imageries »
Prix Découverte Poésie 1970
2ème éd. J.Germain, Bordeaux.
Réédition "A l'écoute des mondes" 2009
1 Selon « Le Courrier de l'UNESCO » (N°
commémorant le 25e anniversaire d'Hiroshima). Le Gouvernement US a interdit
d'évoquer la bombe d'Hiroshima dans les années qui suivirent l'explosion.
2Au Musée d'Hiroshima, on peut voir, sur un vestige de pan mural, l'ombre projetée d'un homme qui témoigne de sa présence lors de l'explosion.
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03 août 2009
BALLET CYMATIQUE
Monde, je vis à ton ère atomique
et j'en ris
et j'en pleure et j'en frémis
Monde des astractions astrales
qui gonflent les marées et enflent les coeurs
Monde qui ne se stabilise
que l'espace d'un équinoxe
mirage d'un équilibre à peine entrevu
Monde fossile
qui témoigne du passé
Monde fusée
qui prospecte l'avenir
Monde amibe
qui s'étire s'allonge se pluralise
Je te regarde au kaléidoscope
pour mieux saisir tes facettes multiples
Je te prospecte à travers un prisme géant
dont le spectre étale des couleurs jamais vues
Michelle Meyer "A l'écoue des mondes"
texte sous copyright, peut être repris en citant son auteur.
Livre de 216pages sur papiet bouffant. Format 14 x 20 cm. Prix 20€. Préciser à quel nom la dédicace. Commande avec chèque joint au nom de
Les Amis de Michelle Meyer
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