Le blog de Michelle Meyer

Michelle Meyer auteure évoque son oeuvre , ses projets littéraires, vous fait part de ses coups de coeur de ses coups de gueule sur l'actualité.

11 novembre 2009

Prix Goncourt 2009

Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 pour "Trois femmes puissantes", a estimé "très excessifs" ses propos sur "la France de Sarkozy" qu'elle avait qualifiée de "monstrueuse" en août dernier, dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1.

Photographe : Martin Bureau AFP/Archives :: Marie Ndiaye pose avec son livre "Trois Femmes Puissantes" après avoir reçu le Prix Goncourt 2009, le 2 novembre 2009.

Interrogée sur sa décision de s'installer à Berlin après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la romancière a rejeté l'idée d'"une forme d'exil politique".

"Non, je n'aime pas dire les choses ainsi, c'est très excessif. Je ne veux pas du tout avoir l'air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable, simplement depuis quelques temps je trouve l'atmosphère en France assez dépressive et morose, il me semble qu'à Berlin en ce moment elle est plus exaltante", déclare-t-elle dans cette interview réalisée lundi soir à Berlin.

A la question est-ce que "ça dépend en France de quelqu'un ?", elle répond : "C'est une histoire vieille de plusieurs années, je ne crois jamais qu'un seul homme puisse faire un pays, bien sûr que non".

Lire aussi

  1. Raoult      dénonce les "propos insultants" de Marie Ndiaye à l'égard de      Sarkozy
  2. VGE      prix "Trop Virilo" 2009 pour "La princesse et le      président"
  3. Goncourt      des lycéens: "Le Club des Incorrigibles Optimistes" couronné     

Mardi, le député Eric Raoult (UMP) avait interpellé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur les propos, "insultants" selon lui, tenus par Marie Ndiaye dans le magazine Les Inrockuptibles du 18 août, estimant qu'en tant que lauréate du Goncourt elle se devait de "respecter la cohésion nationale et l'image" de la France.

A propos de la formule qui lui est reprochée sur la France "monstrueuse" de Nicolas Sarkozy, Marie NDiaye conclut, "oui oui, elle est très excessive".

De son côté, le journaliste Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt, a souligné mercredi que "le devoir de réserve des prix Goncourt n'existe pas", après la polémique sur des propos de Marie NDiaye.

"Le devoir de réserve des Prix Goncourt n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais. Ce serait bien mal connaître les écrivains que de croire qu'il existe", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Ce qui est vrai, c'est que le Goncourt renforce une position, donne une aura, une légitimité. Mais les propos que tiennent les lauréats n'engagent qu'eux-mêmes, ils n'engagent en aucun cas l'Académie Goncourt et encore moins la France", a-t-il poursuivi.

Selon Bernard Pivot, "c'est déjà difficile de décerner le Goncourt, si en plus il fallait se déterminer sur les propos que l'auteur a tenus des mois avant..."

"On juge un livre, pas l'auteur", a-t-il conclu.

Posté par m_meyer à 19:42 - liberté d'expression - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 septembre 2009

SIné Hebdo fête son 1er anniversaire

           
Bob et Catherine Sinet

Nous continuons de mener
un combat tout azimut pour lutter contre le consensus mou,
la terreur intellectuelle et la pensée unique.
L’aventure Siné Hebdo était improbable. Lancer un nouvel hebdo,
en trois semaines, pendant l’été 2008, et en pleine crise
de la presse : il fallait être fou ou très en colère ! Nous étions les
deux. Le succès fut au-delà de toute attente : 140 000 exemplaires
vendus dès le premier numéro, le 10 septembre 2008.
Depuis, c’est 2 millions 700 000 exemplaires vendus, 50 000 mails
et courrier des lecteurs, 12 000 dessins reçus dont plus de 2 650
publiés, grâce à une équipe de chroniqueurs, journalistes et
dessinateurs enragés.
Nous fêtons ce mois-ci le premier anniversaire de Siné Hebdo,
via un hors-série de 96 pages, « Un an… et toutes ses dents ! »,
qui retrace cette incroyable aventure. Où il est démontré que
Siné Hebdo ce n’est pas ce QUE les médias voudraient en faire :
un journal de rigolade. Non, c’est AUSSI des enquêtes, des
reportages, des rencontres…
Nous vous demandons, aujourd’hui plus que jamais, de parler
de Siné Hebdo autour de vous, du hors-série… Nous n’achetons pas
de pub, nous n’en accueillons pas, nous n’avons que nos lecteurs
et nos « soutiens » pour garantir notre indépendance et
pérenniser l’aventure !

   

Merci à vous tous,

   
 


Posté par m_meyer à 13:06 - liberté d'expression - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2009

Un journaliste français arrêté par la police à Jérusale

 

 

Notre confrère prenait des photos de l’expulsion de familles palestiniennes dans la partie occupée de la ville.

 

La police et l’armée israéliennes ont beau marteler que, quoi qu’elles fassent à Jérusalem-Est, elles sont dans leur droit puisque « Jérusalem est la capitale une et indivisible d’Israël » (même si aucun pays au monde ne reconnaît l’occupation de la partie orientale de la ville), il semble néanmoins que les témoins ne soient pas les bienvenus. Pour preuve, ce qui s’est passé en début de semaine, dans le quartier de Sheikh Jarrah.

 

deux familles palestiniennes expulsées

 

La police anti-émeute israélienne a expulsé deux familles palestiniennes, Ghawi et Hanoun, de leurs maisons. Elles vivaient là depuis cinquante ans, depuis qu’elles sont devenues réfugiées en 1948, forcées de quitter - déjà - leurs habitations situées dans ce qui est maintenant Jérusalem-Ouest. Un tribunal israélien, saisi par un organisme de colons, Nahalat Shimon International, a ordonné aux deux familles de quitter leurs domiciles, leur donnant jusqu’au 19 juillet pour le faire, sous peine d’emprisonnement et d’amendes. Les maisons reviendraient aux colons. « Nahalat Shimon International veut démolir toute une partie du quartier, en chassant plusieurs centaines de Palestiniens, pour construire 200 logements pour des colons », affirme l’ONG israélienne Ir Amim, spécialisée dans le suivi de la colonisation de la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël en 1967.

 

Fin juillet donc, les colons sont arrivés à Sheikh Jarrah, sous protection policière, pour prendre possession des lieux. Les familles palestiniennes étaient encore là. Avec elles, des militants internationaux, venus les soutenir. Parmi eux, un groupe de Génération Palestine et un journaliste français (carte de presse n° 106 731), Nadir Dendoune. Notre confrère était en train de prendre des photos lorsque les policiers israéliens l’ont embarqué manu militari. Il raconte : « Ils m’ont emmené jusqu’à leur voiture et m’ont pris mon passeport non sans m’avoir donné des coups dans le ventre. L’un d’eux m’a dit qu’ils allaient me tuer tout en passant son pouce sur sa gorge, en signe d’égorgement. Un autre a dit que je n’étais pas français, que je m’appelais Nadir et que j’étais un putain d’arabe. » Dendoune est alors transféré au sinistre commissariat du Russian Compound, à Jérusalem, connu pour les sévices infligés aux prisonniers palestiniens. « Ils m’ont mis avec des Palestiniens dans une cellule. Les gardiens venaient me réveiller toutes les heures en demandant, à chaque fois, mon nom, mon prénom et ceux de mon père. » Il est ensuite présenté devant un tribunal, mains et pieds menottés, comme un criminel. L’audience n’aura pas duré dix minutes. « On lui reprochait deux choses », précise Léa Tsemel, avocate israélienne des droits de l’homme, bien connue, venue défendre Nadir. « D’abord d’être entré dans une propriété privée », c’est-à-dire les maisons que les colons se sont octroyées, et « d’avoir dérangé un policier ». Léa Tsemel, comme nous, ne sait pas très bien ce que signifie « déranger un policier ». Habituée au surréalisme judiciaire israélien, elle traduit cela par un refus d’obéissance. Nadir n’a plus le droit de se rendre à Sheikh Jarrah pendant 181 jours ! Une condamnation qui témoigne à elle seule du caractère politique de l’infraction reprochée au journaliste et autres inculpés : des Américains, des Suédois, des Allemands, des Britanniques et quelques Israéliens et Palestiniens.

 

Les Palestiniens dénoncent la colonisation

 

Les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur État, dénoncent la colonisation comme le principal obstacle au processus de paix. Plus de 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, où vivent 270 000 Palestiniens. Le but d’Israël est de judaïser la ville et de refuser ensuite aux Palestiniens toute revendication sur Jérusalem. Nadir en a été le témoin. La police a saisi ses clichés.

 

publié par l’Humanité

Pour connaître les livres de l'auteur de ce blog : Google recherche de livres Michelle MEYER

Pour commandes et informations, PROSPECTIVE21 28 rue Salluste 67200 Strasbourg

Posté par m_meyer à 18:03 - liberté d'expression - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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