04 décembre 2009
Pourquoi la poésie érotique?
Mon premier recueil, publié en 1970 comme "Prix Découverte Poésie" de
l'année, portait le titre générique "Les Imageries" car l'unité était
dans la forme, emploi des images, des métaphores. Ce n'est que plus tard que je
me rendrai compte qu'il contenait ce qui sera mes deux sources d'inspiration,
l'engagement et l'érotisme."
Quand il y eut l’année de la Femme, je me trouve
mandatée à la Foire Nationale du Livre à Nice pour représenter la France en
poésie et participer à la création de L’Association Internationale des Femmes Ecrivains.
Je ne comprenais pas bien : pourquoi une année de la femme ?
Les difficultés rencontrées en tant que fille, je les
attribuais à des mentalités rétrogrades et non pas au fait d’être du sexe
féminin.
Je trouvais que ces mentalités bornées étaient
particulièrement violentes dans le domaine de la vie sexuelle où la femme
restait un « réceptacle », comme au temps d’Aristote, pour accueillir
l’enfant à naître et un objet de jouissance pour son mari. Il était inconvenant
que la femme affirme un droit au plaisir et elle devenait un monstre si elle
disait ne pas souhaiter d’enfants. Ma publication de « Nouvelle
Bilitis » en 1979 explore toutes la gamme des amours sur un air musette
pour rayonner comme un soleil d’été ou réchauffer par soirées d’hiver. Le
recueil fut un succès de best-seller, il y a hypocrisie de la part de ceux qui
se disent choqués.
Un journaliste dénonçait le groupe d’art et de poésie Prospective que j’animais comme proche du futurisme italien. Ma réponse fut par la publication de « Ni Eve Ni Vénus » en 1980. J’avais relu Marinetti qui encensait Mussolini et je lui réponds clairement en glorifiant la femme laquelle stimule les énergies de son partenaire contrairement à Marinetti qui va jusqu’à condamner le tango parce que cette danse rapproche l’homme et la femme ce qui affaiblit le soldat. Je souhaitais faire valoir la pensée de Wilhelm Reich et la nécessité de la libération sexuelle capable d’engendrer des révolutions. Il y a beaucoup à faire dans notre période actuelle pour mettre en branle un renouvellement des mentalités, l’adhésion au libéralisme ne libère pas, il est si vieux par ses théories qu’on sait, par expérience, (lire Galbraith) combien il est à la source de bien des aliénations.
Pour avoir un aperçu des ouvrages de l'auteur :
Google recherche de livres Michelle Meyer
Pour commandes et informations Prospective 21
28 rue Salluste 67200 Strasbourg
Visiter le site : lesamisdemichellemeyer.info
30 novembre 2009
COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX JEUNES FILLES
Ce texte plaisait à mon médecin de famille à Mulhouse lequel l'avait donné à lire à sa fille alors adolescente
la
fermière trempe le derrière de la poule dans l’eau et les orties en grommelant
« sacrée putain ! »
La
chatte s’étire et miaule à en pleurer,
elle frotte son ventre contre le
plancher comme pour se soulager
Marianne ne peut dormir.
Elle voit la chatte et la poule
le coq et le matou qu’on a eu
soin d’écarter
Et soudain
ses reins se sont animés, doucement d’abord
puis toujours plus
fort
Et tout d’un coup
elle a compris qu’en la chevauchant
Michelle Meyer "Nouvelle Bilitis" 1979
Tous droits réservés
Ce texte se retrouvera dans "L'amour-L'éternité"
Publication prévue en 2010 Editions Prospective 21
Pour avoir un aperçu des ouvrages de l'auteur :
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Pour commandes et informations Prospective 21
28 rue Salluste 67200 Strasbourg
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19 novembre 2009
La dernière utopie, de Caroline Fourest
Ce livre publié chez Grasset est un discours mené pour faire prendre conscience des "menaces sur l'universalisme". C'est un livre qu'il faut lire absolument. C'est un des "must" de l'automne. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
D'abord parce qu'elle nous offre un texte produit avec un grand souci de l'investigation journalistique que l'on rencontre de moins en moins et une démarche formée par la nouvelle sociologie renouant avec la grande sociologie française alors que de nombreux sociologues révisionnistes de la fin du siècle dernier sous domination de la sociologie américaine (Touraine, Wievorka et leurs élèves) nous avait habitué par le passé à nourrir la contre-révolution régressive aboutissant à la promotion du communautarisme et de l'acceptation de l'intégrisme, y compris fascisant.
Quel plaisir de lire un livre qui fourmille de cas concrets bien
investigués et bien formulés, non pour faire du sensationnalisme et du
nombrilisme individualiste, mais pour mieux questionner l'universel.
Condorcet ne disait-il pas que si l'on trouvait une seule personne ne
jouissant pas de tous les droits dont bénéficient les autres, nous ne
serions pas en République ! Voilà une conception exigeante de la
République largement ignorée de tous les dirigeants de la Ve
république, comme de beaucoup des dirigeants et militants du champ
politique et du mouvement social.
L'auteure formée à l'EHESS, qui fut le cheval de Troie de la sociologie
américaine et qui a alimentée la deuxième gauche d'adaptation au
capitalisme, nous sert une pensée au service de l'émancipation. Juste
retour des choses !
Puis, elle fait partie comme d'autres intellectuels trentenaires de la
relève intellectuelle des soixante-huitards à bout de souffle. Nous
vous avons parlé précédemment de Gaël Brustier et de Jean Philippe Huelin dans leur Recherche (le) peuple désespérément, et bien que cela soit dans un domaine différent, voilà avec ce livre de quoi remettre la pensée laïque sur les rails.
Enfin, elle analyse de façon critique et acerbe, toute la cohérence
idéologique des différents révisionnismes de la laïcité qui vont
devenir les principaux alliés des néolibéraux dans les trente dernières
années. Elle analyse très bien la tendance communautariste voire
intégriste mais aussi les ultra-laïcistes qui n’hésitent pas de temps
en temps à sombrer dans le racisme vulgaire et le cancer du Choc des
civilisations où ils défendent l’Occident chrétien contre l’Orient
islamique. En lisant le livre, vous lirez toutes les analyses
synchroniques de la contre-révolution révisionniste, le communautarisme
contre la laïcité, l'acceptation d'un intégrisme dit soft contre la
République intégratrice, de l'internationalisme contre l'universel, de
la diversité contre l'égalité, de la charité contre la solidarité, du
droit à la différence contre le droit à l'indifférence, etc.
Par ailleurs, comprendre ce livre, c'est nous inciter à réfléchir par
la raison et non suivre ses pulsions non pensées. C'est retrouver le
chemin de la raison raisonnante face aux simplifications binaires du
Choc des civilisations, du nationalisme étroit, du gentil et du
méchant, du rabougrissement de la laïcité quand ces révisionnistes la
confondent avec la simple tolérance. Et comme c’est souvent véhiculé
par certains de nos concitoyens - jusqu'à des cadres politiques et des
militants -, ce livre mérite d’être lu.
Elle montre bien les confusions du mouvement antiraciste, du mouvement
féministe, de la gauche révisionniste, de la gauche tiers-mondiste.
Elle analyse bien la dérive du multiculturalisme.
Mais elle est sans concessions face à "l'ambition universelle à bout de
souffle". Et c'est tant mieux qu'elle le fasse. Les soixante-huitards
ont terminé leur rôle historique. Sans le dire, elle semble appeler à
une refondation laïque, sociale et républicaine.
Mais pour cela, il convient d'aller plus loin que ce livre. Il faut
mieux analyser les causes de cette montée du communautarisme et de
l'intégrisme même lorsque le mouvement de sécularisation se développe
de façon spectaculaire. L’auteure se refuse à une analyse diachronique
pour donner les causes de ce qu’elle dénonce. Elle n’explique pas le
paradoxe de la montée concomitante de la sécularisation et des
« visibilités de la diversité communautariste et intégriste ». Pour
l'instant, Caroline Fourest se refuse à analyser la phase du
capitalisme actuel,dans laquelle la puissance dérégulatrice du
néolibéralisme, tueuse des services publics et des organes publics de
l'autorité politique a besoin du développement des forces
communautaristes et intégristes pour "encadrer" tous les perdants de la
globalisation financière. Ce développement répond donc à un besoin pour
la "gouvernance mondiale". C'est pourquoi cette dernière est très
généreuse en termes de formation, d'aide matérielle, financière à ces
forces régressives.
Mais pour cela, il faut aussi s'appuyer sur des organisations
militantes pour mener les actions de toutes natures, militantes,
d'éducation populaire, syndicales et politiques. Là, elle s'arrête
comme par pudeur. Alors qu'elle nomme des organisations dans de
nombreux pays, pas un mot pour la France sauf pour parler d'une
organisation qui fut laïque à la fin du XIXe siècle et dont le
secrétaire général actuel vient de lancer un appel pour qu'un
gouvernement responsable supprime la loi du 15 mars 2004 et une autre
qui fut en son temps, et ce n'est pas dit dans le livre le chantre du
différentialisme contre la loi du 15 mars 2004. En lisant ce livre, on
a l'impression que la bataille n'est faite que par des intellectuels
isolés et brillants et qu'in fine le législateur touché par la grâce va
de temps en temps "dans le bon sens"!
Conclusion: Si on fait le bilan de cette recension, le positif
l’emporte. Courrez donc acheter ce livre et engager la bataille ! Il y
a tout ce qu'il faut dans ce livre pour vous amener sur une bonne voie
malgré votre environnement de confusions largement distillées par les
"grands de ce monde"!
par Bernard Teper
Secrétaire national de l'UFAL
16 novembre 2009
21-22/11 SALON LITTERAIRE DE HAGUENAU
L'association TALENTS
continue son aventure avec son troisième Salon, Spécial Littérature
où photographies, peintures et littérature formeront un vaste ensemble.
Samedi 21 novembre de 14h à 19h
Dimanche 22 novembre de 10h à 19h.
Salle de la douane Haguenau
(centre ville zone pietonne)
Michelle MEYER, lauréate de l'académie Française y dédicacera ses romans, essais et recueils de poésie et présentera ses cartes-poèmes, ses marque-pages et tableaux-poèmes.
Pour en savoir plus sur l'auteur et ses livres:
Google, recherche de livre Michelle Meyer
et le site: http://lesamisdemichellemeyer.info
Le plaisir de lire, le plaisir d'offrir, le plaisir d'une rencontre avec dédicace.
11 novembre 2009
Prix Goncourt 2009
Marie
NDiaye, prix Goncourt 2009 pour "Trois femmes puissantes", a estimé
"très excessifs" ses propos sur "la France de Sarkozy"
qu'elle avait qualifiée de "monstrueuse" en août dernier, dans une
interview diffusée mercredi sur Europe 1.
Photographe : Martin Bureau
AFP/Archives :: Marie Ndiaye pose avec son livre "Trois Femmes
Puissantes" après avoir reçu le Prix Goncourt 2009, le 2 novembre 2009.
Interrogée sur sa décision de s'installer à Berlin après l'élection de
Nicolas Sarkozy en 2007, la romancière a rejeté l'idée d'"une forme d'exil
politique".
"Non,
je n'aime pas dire les choses ainsi, c'est très excessif. Je ne veux pas du
tout avoir l'air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable, simplement
depuis quelques temps je trouve l'atmosphère en France assez dépressive et
morose, il me semble qu'à Berlin en ce moment elle est plus exaltante",
déclare-t-elle dans cette interview réalisée lundi soir à Berlin.
A la
question est-ce que "ça dépend en France de quelqu'un ?", elle répond
: "C'est une histoire vieille de plusieurs années, je ne crois jamais
qu'un seul homme puisse faire un pays, bien sûr que non".
Lire aussi
- Raoult
dénonce les "propos insultants" de Marie Ndiaye à l'égard de
Sarkozy
- VGE
prix "Trop Virilo" 2009 pour "La princesse et le
président"
- Goncourt
des lycéens: "Le Club des Incorrigibles Optimistes" couronné
Mardi, le
député Eric Raoult (UMP) avait interpellé le ministre de la Culture Frédéric
Mitterrand sur les propos, "insultants" selon lui, tenus par Marie
Ndiaye dans le magazine Les Inrockuptibles du 18 août, estimant qu'en tant que
lauréate du Goncourt elle se devait de "respecter la cohésion nationale et
l'image" de la France.
A propos de
la formule qui lui est reprochée sur la France "monstrueuse" de
Nicolas Sarkozy, Marie NDiaye conclut, "oui oui, elle est très
excessive".
De son côté,
le journaliste Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt, a souligné
mercredi que "le devoir de réserve des prix Goncourt n'existe pas",
après la polémique sur des propos de Marie NDiaye.
"Le
devoir de réserve des Prix Goncourt n'a jamais existé, n'existe pas et
n'existera jamais. Ce serait bien mal connaître les écrivains que de croire
qu'il existe", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Ce qui
est vrai, c'est que le Goncourt renforce une position, donne une aura, une
légitimité. Mais les propos que tiennent les lauréats n'engagent qu'eux-mêmes,
ils n'engagent en aucun cas l'Académie Goncourt et encore moins la
France", a-t-il poursuivi.
Selon
Bernard Pivot, "c'est déjà difficile de décerner le Goncourt, si en plus
il fallait se déterminer sur les propos que l'auteur a tenus des mois
avant..."
"On
juge un livre, pas l'auteur", a-t-il conclu.
07 novembre 2009
Dans le bois aux myrtilles
Combien de
fruits avons-nous mangés ?
Mes lèvres
mauves s’ourlaient
tel l’iris
sous la rosée
et tu venais
les butiner
telle
l’abeille laborieuse
Mes jambes fléchissaient
comme fleur
sur sa tige
Tes doigts
firent naître
une jolie
baie
Et bientôt
ta langue la chercha
dans un nid
de broussaille
Mes mains
saisirent
un fruit
lourd et juteux
C’était dans le bois aux myrtilles
où l’un et l’autre découvrirent
Beaucoup de
fruits violets.
Texte
extrait de « Nouvelle Bilitis »
Ouvrage en
réimpression sous le titre générique
« L’amour-L’éternité » Ed. Prospective21
Pour plus d'informations :
Site : lesamisdemichellemeyer.info
Google recherche de livres michelle Meyer
04 novembre 2009
humour et poésie érotique
LE
BULGARE
Elle aimait les roses
Les iris
et les glaïeuls aussi
Elle
avait un jardin
Plein de
tulipes
Mais sa
fleur préférée
était un
œillet violet
qu’elle
réservait
à son
amant bulgare
Elle
aimait les pastèques juteuses
les
grenades et les cassis
Elle
avait une coupe
pleine
de beaux fruits
Mais
ceux qu’elle préférait
étaient
deux pommes savoureuses
qu’elle
réservait
à son
amant bulgare
Elle aimait le balancement du
hamac
Et le
bruit mat des rames
Elle
avait un yacht
Au bord
de la Mer Noire
Mais sa
nef préférée
Etait la
barque de ses reins
Qu’elle
réservait
A son
amant bulgare
Il est
parti le rustre
Avec une
figue sèche
Une
vraie planche
pour
naufragé
Il est
parti le rustre
Et la
belle a offert
son œillet violet
ses
pommes savoureuses
et la barque
de ses reins
à un
marin qui passait par là.
Textes extraits de « Nouvelle Bilitis »
Ouvrage en réimpression sous le titre
"L'amour-l'éternité". Ed. Prospective21
Pour consulter des livres de l'auteur, Google recherche de livres Michelle Meyer
22 octobre 2009
2009 année de l'astronomie : Hymne à l'Homme
Je suis ce
démiurge
qui abolit
l'Espace et le Temps
Nouveau Faust
qui marche sur les Etoiles
Prince de la
Planète Terre
Je combine les
éléments
Et crée des
mondes sans aucune alchimie
Mon écoute est
celle de l'Univers
La nature toute
entière
me bruisse dans
1a tête
Vogue nacelle
sur la mer et dans les cieux
Aujourd'hui
le char amphibie ne suffit plus.
Michelle MEYER
« A L’écoute des
Mondes » éd. Prospective21
Radeau de la
Méduse balayé par l'ouragan
Nous prévoyons
notre migration
comme les
anciens fuyant les régions inondées
partaient à la conquête de terres nouvelles
Un jour, l'arche
de Noé ne sera plus un mythe
A bord de leur
vaisseau spatial
quelques-uns
emporteront
les rêves de
l’Humanité
car l'Esprit
seul peut vaincre les ténèbres
Et faire échec au silence des planètes.
Michelle MEYER
« A L’écoute des Mondes » éd. Prospective21
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Pour commandes et informations, PROSPECTIVE21 28 rue Salluste 67200 Strasbourg

