31 janvier 2009
LE SILENCE DE L'ELITE FRANCAISE
Dans mon blog politique, j'ai reproduit l'article du journaliste et écrivain syrien Sobhi Hadidi car il traduit bien la situation en Palestine, mais comme il met en cause l'élite française, ma réponse a sa raison d'être dans mon blog littéraire.
Je précise d'abord que par "élite" aujourd'hui, on entend des personnalités qui ne sont pas nécessairement brillantes par leur intellect sinon BHL ne serait pas adulé. "L'élite" actuelle n'a rien à voir avec celle de l'époque de Zola à laquelle le journaliste se réfère. Les lettres en France mange du papier plus de la presse people que celui du livre de référence. Le courage est loin d'être le fait des établis. Le 30 janvier fut jour de grève et les syndicats eux-mêmes n'ont pas lancé les slogans justes. Les travailleurs en ont marre du blocage des salaires, c'est pour de "meilleurs salaires "(comme en Guadeloupe) qu'ils étaient dans la rue et pas pour plus de "pouvoir d'achat," thèse économique fort discutable. Les bas salaires sont une honte quand ils accroisssent le nombre des pauvres alors que l'Etat verse de l'argent (celui des contribuables) aux plus riches.
Oui, la lettre de Zola est à l'honneur de la France. L'affaire Dreyfus a commencé en 1894, un mouvement antisémite existait en France d'où le courage de Zola, sollicité par ses amis intellectuels. "L'Aurore" avait été fondé en 1897 et tirait à 30.000 exemplaires. C'est donc dans un petit journal récent que Zola put publier "J'ACCUSE" en janvier 1898. Le journal passa à 300.000 exemplaires. Il est indispensable de situer les faits dans leur temps quand on veut faire un rapprochement avec Gaza. Les attaques israéliennes ont lieu dans le moment même où l'élite française se voit incriminer son manque d'engagement vis à vis de Gaza.
Quel journal publierait une prise de position en faveur de Gaza et donc contre Israêl? Si vous en connaissez un, dites-le moi. Dans mon blog littéraire, j'ai abordé plusieurs fois le problème de la censure. Un écrivain qui a quelque chose à dire, une vérité à défendre, ne sera ni dans un journal, ni dans un trust de l'édition. S'il veut écrire librement, il sera son propre éditeur (auto-édition), quand il s'agit de nouvelles au quotidien, à présent, il y a les blogs (le politique veut y étendre son contrôle). Et dans le contexte actuel, voulu en bonne part par les Juifs, ne pas être en accord avec Israël et avoir le toupet de le dire, c'est de l'antisémitisme ! La communauté juive exerce un régime de terreur sur l'opinion et les médias à la solde de cette communauté aggravent encore les choses.
Il n'y a qu'à juger de leur complaisance à l'égard de BHL qui voit des antisémites partout, normal puisque dans "L'idéologie française" les Français sont des fascistes congénitaux. La LICRA,intentant un procès à Siné pour antisémitisme puisqu'il s'est ému du sort des Palestiniens fait appel à ce sioniste comme Grand Témoin pour attester que l'humoriste est un antisémite. Si BHL le dit, l'affaire est entendue. Trop de gens ont peur de dire qu'il n'est certes pas un phare de l'intelligentsia mais un m'as-tu-vu assurément, infatué de lui-même. Dans ses écrits, son manque d'esprit de synthèse est éclatant. Y a-t-il une collusion juive pour intimider la Justice quand la LICRA asssigne ce pseudo philosophe comme Grand Témoin ? Trop bien payé pour réaliser "Les Aventures culturelles de la France" sur A2 et étaler son esprit de parti pris, la Licra veut nous le resservir comme un exemple de tolérance et d'objectivité ! Malgré la fortune de BHL, même Sarko a su garder ses distances, pourtant il n'est pas allergique aux extrêmes à en juger la nomination de Patrick Devedjian comme Ministre de la relance économique, encore un de l'ex mouvemen Occident !
Etre un écrivain libre, c'est mettre tout son argent et sont temps pour divulguer ses idées, il faut de la conviction et du courage. C'est se retrouver sous écoutes, même en région, c'est se fermer les portes de bien des médias. Connaissant trop bien le contexte, je n'emboîterai pas le pas à ceux qui jettent la piere sur les intellectuels français. Et quel courage il faut avoir pour dire déjà ce qui marche mal et très peu démocratiquement en France !
17 janvier 2009
POESIE, UNE ARME CONTRE LA SUBVERSION
Un grave accident de la route en août
allait me mettre hors course. Je ne m’en remettrai jamais. J’ai fait un rejet du sang transfusé,
incompatibilité entre mes sous-groupes et ceux du donneur d’où des thromboses
et embolies à répétition. La dernière en date est une AVC en 2003. Aux
séquelles liées à plus de 20 fractures et aux vertèbres toutes déplacées,
devenues foyers d’arthrose et même d’hernie discale, c’est ajouté l’handicap de
l’hémiplégie gauche. La voix très atteinte par une intubation prolongée et
récupérée en bonne part par de la rééducation s’est trouvée à nouveau affectée
par l’AVC, je m’essouffle et je dois sans cesse maîtriser l’élocution pour que la
bouche reste en bonne place.
A me voir, il ne paraît pas grand-chose
sauf qu’il me faut une canne et je souffre tellement malgré l’assistance des
soins de la douleur que pour parler franc, j’en ai marre d’autant que j’ai été
mal indemnisée avec la possibilité de rouvrir le dossier mais il faudrait
l’énergie et les moyens financiers pour le faire.
Quand on est autant atteint, une aisance
financière aide à réduire le mal (taxis, aides à domicile…) et on se sent moins
floué. Que ceux qui me disent que « mon destin était qu’un chauffard
m’esquinte » se taisent. Dans un élan de vigueur, ils pourraient bien
prendre ma canne sur leur crâne d’œuf vide.
Revenons au travail d’écriture qui me
maintient devant mon ordinateur des heures durant et donne du sens à ma vie, à
condition que des lecteurs me suivent car ce sont les lecteurs qui vous
consacrent auteur.
Dans le premier numéro de
« Prospective des Arts et des Lettres » en 1974 , je déclarais
que notre programme s’inscrit dans la lutte de tout travailleur. L’écrivain est
assimilé au salarié du point de vue fiscal, il l’est aussi du point de vue
social puisqu’il cotise aux assurances. Mais l’idéologie bourgeoise fait de l’écrivain
un personnage à part.
Je dirai tout bonnement que l’écrivain
est au ban de la société. Il ne s’agit pas de la défense d’une caste, mais bien
davantage d’un cri d’alarme s’adressant à toute une société. L’oppression que
subit l’activité intellectuelle dans son ensemble empêche toute évolution
culturelle, tout épanouis-sement de la personnalité humaine.
La situation faite à l’écrivain n’est
pas un phénomène isolé, c’est un aspect, une composante, un facteur
d’aggravation de la crise du système capitaliste dans son organisation
économique et politique.
En tant qu’écrivain, je suis dans le social, avec la
société. Je propose mon travail créateur non pas comme un produit de loisir
mais comme un produit indispensable à l’élévation spirituelle de l’homme, mieux
encore, comme un outil nécessaire à la marche vers le mieux être, vers le mieux
vivre.
La culture est partie intégrante du
développement. L’homme n’est pas seulement un producteur que des sociétés de
plus en plus industrialisées tentent de dépersonnaliser. Ce n’est que par la
culture qu’il peut développer son indispensable capacité à créer, à s’exprimer.
Au travail disqualifié et quantitatif, il faut opposer la force de
l’imagination qui fait concevoir une répartition équitable des besognes, un
autre ordre d’où naîtra la paix sociale.
« La culture ne peut être considéré
comme un luxe ou un privilège réservé à une élite d’individus ou de
nations » déclarèrent les participants à la Conférence Intergouvernementale
sur les politiques culturelles en Europe (Helsinski, du 19 au 28 juin 1972). Leurs
travaux aboutirent à la conclusion que l’Europe Culturelle est l’élément
fondamental d’une construction politique et économique de l’Europe et ils
recommencèrent d’en tenir compte lors des conférences de la Sécurité et de la
Coopération Européenne.
L’acte de création du ministère français
des Affaires Culturelles par décret du 24 juillet 1959 stipulait la mission de
cette structure dans les termes suivants : « rendre accessibles
les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France au plus grand nombre
des Français ; assurer une vaste audience à notre patrimoine culturel et
favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit qui l’enrichissent. »
Quant à Valéry Giscard d’Estaing, chef de l’exécutif depuis près d’un an, il s’adressait
à Pierre Emmanuel dans une lettre ouverte du 16 janvier 1975, parue dans « Le
Figaro », en ces termes : « Je vous demande d’être assurés
que les décisions seront prises pour que l’Etat remplisse au mieux ses missions
en faveur du patrimoine et de la création littéraire, sans jamais entamer la
liberté et l’individualité du travail des auteurs. »
Toutes ces déclarations, dont on ne peut
qu’apprécier les contenus, sont restées des déclarations de principe. Les
politiciens cherchent avant tout les applaudissements immédiats ; « ils
cultivent l’illusion » disait Wilhem Reich. Rien n’oblige un politique à
tenir parole, il peut mentir allègrement sans entacher son honneur. C’est le
seul domaine où un individu peut affirmer péremptoirement n’importe quoi sans
jamais avoir à prouver si ce qu’il prétend est juste. Imaginons Pasteur dire qu’il
a trouvé le vaccin contre la rage et ne pas être en mesure d’en faire la
démonstration ; on l’aurait qualifié de charlatan. Or « une poignée d’escrocs
politiques jouent avec nos vies… ils sont la tumeur cancéreuse du corps social »
dit encore Wilhem Reich. Il est temps d’avoir le courage de crier que « le
roi est nu » si nous ne voulons pas aboutir aux pires catastrophes…
Mon texte date d’avril 1981 et si je
maintiens les propos ci-dessus, c’est que je compte sur des lecteurs avisés,
aptes à faire la relation avec les politiques d’aujourd’hui. La France s’est
dotée d’une constitution qui s’inspire de celle de l’an II de l’Empire Romain
et le cycle historique se reproduit. Après les Hadiens, Rome eut les Commode, Claude
et Néron ; après de Gaulle, la France connaît des dirigeants qui se
prennent de plus en plus pour des stars, dilapident l’argent de l’Etat, attisent
la lutte des classes, manient la subversion en parlant d’insécurité pour faire
peur, rendre apathique les masses, décider pour elles de « l’élite »
qui gouverne et préparent ainsi une ruine généralisée.
De nos jours, combien d’écrivains,
combien de poètes sont marginalisés, réduits à produire une littérature « alimentaire »
ou tout simplement abandonnent, faute de trouver un éditeur et des points de
vente ? Le livre est traité en valeur marchande et non comme instrument de
connaissance, de progrès, de compréhension entre les peuples. Pour commenter
mon essai « Le droit d’écrire, le droit d’êtr lu », Daniel
Walther, journaliste, auteur de SF, écrit : « L’aventure littéraire
est parfois plus dangereuse pour celui qui l’entreprend que la traversée d’un
marécage amazonien » et dans un de ses bulletins « Contact », la
FNAC déclare : « Les éditeurs font de l’édition, pas de la
littérature ».
Il y a 24000 points de vente où vous
pouvez acheter du bouquin : librairies, tabacs, magasins de souvenirs,
grandes surfaces… Pour faire du bénéfice, on vend en même temps que du livre n’importe
quoi. Ce réseau atomisé participe à la « déculturation » du pays. Le
produit livre est vendu sans que le véhicule culturel qu’il représente soit
pris en compte. Il n’est plus facteur de progrès mais un objet dont on soigne l’emballage
(belles couvertures, belles illustrations), le message écrit devient
secondaire.
En classant le livre dans « l’industrie
culturelle » et en demandant aux bibliothèques d’acquérir des livres après
une étude de marché ( ce qui élimine les livres hors trusts), Monsieur Jack
Lang met le message écrit comme secondaire et l’ampute de sa qualité
essentielle : stimuler l’esprit.
La France ne manque pas de créateurs,
mais ils font appel à l’édition hors frontières et à l’édition parallèle. Sur
le plan poésie, J.Lepage du Centre de Coordination de Poésie du XXème siècle,
annonce 250000 recueils l’an dans l’édition dite en marge.
Le mal français est profond. La
politique faite d’irrationalisme et d’esprit réactionnaire est à la solde du
grand capital. Les vraies aspirations de notre société ne sont pas prises en
compte. Le mot démocratie est devenu vide de sens : les medias nous font
vivre à l’heure américaine mais ils se gardent bien de revenir à la pensée
démocratique des pionniers américains, Jefferson et Lincoln. C’est comme si les
scientifiques oubliaient les travaux de Copernic, Kepler, Marie Curie…
Chacun ressent le besoin d’un changement
culturel profond. Un autre ordre littéraire en fait partie car le livre reste
le support essentiel de la propagation des idées, le livre circule aisément,
est animé de sa propre vie, triomphe des espaces et du temps ; quand on le
possède, on peut à tout moment le consulter. Ce besoin de changement correspond
aux aspirations légitimes des populations qui portent en elles l’amour (joie de
l’orgasme), la notion de travail (joie de l’action) et le désir de
connaissance, cette dernière aspiration leur donne l’aptitude d’accéder à la
liberté, à quitter les voies commodes de l’irresponsabilité fort dangereuse
pour l’espèce.
Pour consulter des pages de livres de Michelle MEYER
GOOGLE RECHERCHE DE LIVRES : mICHELLE MEYER
07 janvier 2009
VIVRE AUTREMENT
UN VIVRE AUTREMENT
L’amour est une œuvre d’art
Il n’aboutit qu’après une longue gestation
et les premiers aveux sont l’esquisse
d’une toile de maître inintelligible aux profanes
Quand l’amour éclate au grand jour
il ne s’encombre pas des tabous
et autres convenances
C’est un enfant candide
qui ne connaît pas encore les interdits
Ceux qui déjugent
n’intimident pas les amoureux
Ce sont des artistes
qui construisent une
façon de vivre
que tout le monde voudrait partager en secret
Mais un beau tableau ne recueille pas forcément
les applaudissements
mérités
Il faut du temps pour que d’autres se disent
.j’y vois le reflet
de mes rêves
et le tracé d’un vivre autrement.
Michelle MEYER
Texte sous copyright, peut ^tre reproduit en citant son auteure.
Pour plus de textes : google recherche de livres/ Michelle Meyer

