Le blog de Michelle Meyer

Michelle Meyer auteure évoque son oeuvre , ses projets littéraires, vous fait part de ses coups de coeur de ses coups de gueule sur l'actualité.

30 novembre 2009

COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX JEUNES FILLES

Ce texte plaisait à mon médecin de famille à Mulhouse lequel l'avait donné à lire à sa fille alors adolescente

 

Pour la troisième fois

la fermière trempe le derrière de la poule dans l’eau et les orties en grommelant

« sacrée putain ! »

 

La chatte s’étire et miaule à en pleurer,

elle frotte son ventre contre le plancher comme pour se soulager

 

Marianne ne peut dormir.

Elle voit la chatte et la poule

le coq et le matou qu’on a eu soin d’écarter

 

Et soudain sans savoir comment,

ses reins se sont animés, doucement d’abord

puis toujours plus fort

Et tout d’un coup

elle a compris qu’en la chevauchant ce serait meilleur encore.

                                    

                                     Michelle Meyer "Nouvelle Bilitis" 1979

                                     Tous droits réservés

                                 Ce texte se retrouvera dans "L'amour-L'éternité"

  Publication prévue en 2010 Editions Prospective 21

Pour avoir un aperçu des ouvrages de l'auteur :

Google recherche de livres Michelle Meyer

Pour commandes et informations Prospective 21

28 rue Salluste 67200 Strasbourg

Visiter le site : lesamisdemichellemeyer.info

 

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19 novembre 2009

La dernière utopie, de Caroline Fourest

Ce livre publié chez Grasset est un discours mené pour faire prendre conscience des "menaces sur l'universalisme". C'est un livre qu'il faut lire absolument. C'est un des "must" de l'automne. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.

D'abord parce qu'elle nous offre un texte produit avec un grand souci de l'investigation journalistique que l'on rencontre de moins en moins et une démarche formée par la nouvelle sociologie renouant avec la grande sociologie française alors que de nombreux sociologues révisionnistes de la fin du siècle dernier sous domination de la sociologie américaine (Touraine, Wievorka et leurs élèves) nous avait habitué par le passé à nourrir la contre-révolution régressive aboutissant à la promotion du communautarisme et de l'acceptation de l'intégrisme, y compris fascisant.

 

Quel plaisir de lire un livre qui fourmille de cas concrets bien investigués et bien formulés, non pour faire du sensationnalisme et du nombrilisme individualiste, mais pour mieux questionner l'universel. Condorcet ne disait-il pas que si l'on trouvait une seule personne ne jouissant pas de tous les droits dont bénéficient les autres, nous ne serions pas en République ! Voilà une conception exigeante de la République largement ignorée de tous les dirigeants de la Ve république, comme de beaucoup des dirigeants et militants du champ politique et du mouvement social.
L'auteure formée à l'EHESS, qui fut le cheval de Troie de la sociologie américaine et qui a alimentée la deuxième gauche d'adaptation au capitalisme, nous sert une pensée au service de l'émancipation. Juste retour des choses !
Puis, elle fait partie comme d'autres intellectuels trentenaires de la relève intellectuelle des soixante-huitards à bout de souffle. Nous vous avons parlé précédemment de Gaël Brustier et de Jean Philippe Huelin dans leur Recherche (le) peuple désespérément, et bien que cela soit dans un domaine différent, voilà avec ce livre de quoi remettre la pensée laïque sur les rails.
Enfin, elle analyse de façon critique et acerbe, toute la cohérence idéologique des différents révisionnismes de la laïcité qui vont devenir les principaux alliés des néolibéraux dans les trente dernières années. Elle analyse très bien la tendance communautariste voire intégriste mais aussi les ultra-laïcistes qui n’hésitent pas de temps en temps à sombrer dans le racisme vulgaire et le cancer du Choc des civilisations où ils défendent l’Occident chrétien contre l’Orient islamique. En lisant le livre, vous lirez toutes les analyses synchroniques de la contre-révolution révisionniste, le communautarisme contre la laïcité, l'acceptation d'un intégrisme dit soft contre la République intégratrice, de l'internationalisme contre l'universel, de la diversité contre l'égalité, de la charité contre la solidarité, du droit à la différence contre le droit à l'indifférence, etc.
Par ailleurs, comprendre ce livre, c'est nous inciter à réfléchir par la raison et non suivre ses pulsions non pensées. C'est retrouver le chemin de la raison raisonnante face aux simplifications binaires du Choc des civilisations, du nationalisme étroit, du gentil et du méchant, du rabougrissement de la laïcité quand ces révisionnistes la confondent avec la simple tolérance. Et comme c’est souvent véhiculé par certains de nos concitoyens - jusqu'à des cadres politiques et des militants -, ce livre mérite d’être lu.
Elle montre bien les confusions du mouvement antiraciste, du mouvement féministe, de la gauche révisionniste, de la gauche tiers-mondiste. Elle analyse bien la dérive du multiculturalisme.
Mais elle est sans concessions face à "l'ambition universelle à bout de souffle". Et c'est tant mieux qu'elle le fasse. Les soixante-huitards ont terminé leur rôle historique. Sans le dire, elle semble appeler à une refondation laïque, sociale et républicaine.
Mais pour cela, il convient d'aller plus loin que ce livre. Il faut mieux analyser les causes de cette montée du communautarisme et de l'intégrisme même lorsque le mouvement de sécularisation se développe de façon spectaculaire. L’auteure se refuse à une analyse diachronique pour donner les causes de ce qu’elle dénonce. Elle n’explique pas le paradoxe de la montée concomitante de la sécularisation et des « visibilités de la diversité communautariste et intégriste ». Pour l'instant, Caroline Fourest se refuse à analyser la phase du capitalisme actuel,dans laquelle la puissance dérégulatrice du néolibéralisme, tueuse des services publics et des organes publics de l'autorité politique a besoin du développement des forces communautaristes et intégristes pour "encadrer" tous les perdants de la globalisation financière. Ce développement répond donc à un besoin pour la "gouvernance mondiale". C'est pourquoi cette dernière est très généreuse en termes de formation, d'aide matérielle, financière à ces forces régressives.
Mais pour cela, il faut aussi s'appuyer sur des organisations militantes pour mener les actions de toutes natures, militantes, d'éducation populaire, syndicales et politiques. Là, elle s'arrête comme par pudeur. Alors qu'elle nomme des organisations dans de nombreux pays, pas un mot pour la France sauf pour parler d'une organisation qui fut laïque à la fin du XIXe siècle et dont le secrétaire général actuel vient de lancer un appel pour qu'un gouvernement responsable supprime la loi du 15 mars 2004 et une autre qui fut en son temps, et ce n'est pas dit dans le livre le chantre du différentialisme contre la loi du 15 mars 2004. En lisant ce livre, on a l'impression que la bataille n'est faite que par des intellectuels isolés et brillants et qu'in fine le législateur touché par la grâce va de temps en temps "dans le bon sens"!
Conclusion: Si on fait le bilan de cette recension, le positif l’emporte. Courrez donc acheter ce livre et engager la bataille ! Il y a tout ce qu'il faut dans ce livre pour vous amener sur une bonne voie malgré votre environnement de confusions largement distillées par les "grands de ce monde"!

 

 

par Bernard Teper

Secrétaire national de l'UFAL


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16 novembre 2009

21-22/11 SALON LITTERAIRE DE HAGUENAU

L'association TALENTS
continue son aventure avec son troisième Salon, Spécial Littérature
où photographies, peintures et littérature formeront un vaste ensemble.

Samedi 21 novembre de 14h à 19h
Dimanche 22 novembre de 10h à 19h.

Salle de la douane Haguenau

(centre ville zone pietonne)

Michelle MEYER, lauréate de l'académie Française y dédicacera ses romans, essais et recueils de poésie et présentera ses cartes-poèmes, ses marque-pages et tableaux-poèmes.

Pour en savoir plus sur l'auteur et ses livres:
Google, recherche de livre Michelle Meyer
et le site: http://lesamisdemichellemeyer.info


Le plaisir de lire, le plaisir d'offrir, le plaisir d'une rencontre avec dédicace.

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11 novembre 2009

Prix Goncourt 2009

Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 pour "Trois femmes puissantes", a estimé "très excessifs" ses propos sur "la France de Sarkozy" qu'elle avait qualifiée de "monstrueuse" en août dernier, dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1.

Photographe : Martin Bureau AFP/Archives :: Marie Ndiaye pose avec son livre "Trois Femmes Puissantes" après avoir reçu le Prix Goncourt 2009, le 2 novembre 2009.

Interrogée sur sa décision de s'installer à Berlin après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la romancière a rejeté l'idée d'"une forme d'exil politique".

"Non, je n'aime pas dire les choses ainsi, c'est très excessif. Je ne veux pas du tout avoir l'air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable, simplement depuis quelques temps je trouve l'atmosphère en France assez dépressive et morose, il me semble qu'à Berlin en ce moment elle est plus exaltante", déclare-t-elle dans cette interview réalisée lundi soir à Berlin.

A la question est-ce que "ça dépend en France de quelqu'un ?", elle répond : "C'est une histoire vieille de plusieurs années, je ne crois jamais qu'un seul homme puisse faire un pays, bien sûr que non".

Lire aussi

  1. Raoult      dénonce les "propos insultants" de Marie Ndiaye à l'égard de      Sarkozy
  2. VGE      prix "Trop Virilo" 2009 pour "La princesse et le      président"
  3. Goncourt      des lycéens: "Le Club des Incorrigibles Optimistes" couronné     

Mardi, le député Eric Raoult (UMP) avait interpellé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur les propos, "insultants" selon lui, tenus par Marie Ndiaye dans le magazine Les Inrockuptibles du 18 août, estimant qu'en tant que lauréate du Goncourt elle se devait de "respecter la cohésion nationale et l'image" de la France.

A propos de la formule qui lui est reprochée sur la France "monstrueuse" de Nicolas Sarkozy, Marie NDiaye conclut, "oui oui, elle est très excessive".

De son côté, le journaliste Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt, a souligné mercredi que "le devoir de réserve des prix Goncourt n'existe pas", après la polémique sur des propos de Marie NDiaye.

"Le devoir de réserve des Prix Goncourt n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais. Ce serait bien mal connaître les écrivains que de croire qu'il existe", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Ce qui est vrai, c'est que le Goncourt renforce une position, donne une aura, une légitimité. Mais les propos que tiennent les lauréats n'engagent qu'eux-mêmes, ils n'engagent en aucun cas l'Académie Goncourt et encore moins la France", a-t-il poursuivi.

Selon Bernard Pivot, "c'est déjà difficile de décerner le Goncourt, si en plus il fallait se déterminer sur les propos que l'auteur a tenus des mois avant..."

"On juge un livre, pas l'auteur", a-t-il conclu.

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07 novembre 2009

Dans le bois aux myrtilles

  Dans le bois aux myrtilles

 Combien de fruits avons-nous mangés ?

 Mes lèvres mauves s’ourlaient

 tel l’iris sous la rosée

 et tu venais les butiner

 telle l’abeille laborieuse

 

  Mes jambes fléchissaient

 comme fleur sur sa tige

 Tes doigts firent naître

 une jolie baie

 Et bientôt ta langue la chercha

 dans un nid de broussaille

 Mes mains saisirent

 un fruit lourd et juteux

 

  C’était dans le bois aux myrtilles

  où l’un et l’autre découvrirent

 Beaucoup de fruits violets.

 

 Texte extrait de « Nouvelle Bilitis »

 Ouvrage en réimpression sous le titre générique  

 « L’amour-L’éternité » Ed. Prospective21

Pour plus d'informations :

Site : lesamisdemichellemeyer.info

Google recherche de livres michelle Meyer


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04 novembre 2009

humour et poésie érotique

LE BULGARE

 

 

 

Elle aimait les roses

 Les iris et les glaïeuls aussi

 Elle avait un jardin

 Plein de tulipes

 Mais sa fleur préférée

 était un œillet violet

 qu’elle réservait

 à son amant bulgare

 

 Elle aimait les pastèques juteuses

 les grenades et les cassis

 Elle avait une coupe

 pleine de beaux fruits

 Mais ceux qu’elle préférait

 étaient deux pommes savoureuses

 qu’elle réservait

 à son amant bulgare

 

Elle aimait le balancement du hamac

 Et le bruit mat des rames

 Elle avait un yacht

 Au bord de la Mer Noire

 Mais sa nef préférée

 Etait la barque de ses reins

 Qu’elle réservait

 A son amant bulgare

 

 Il est parti le rustre

 Avec une figue sèche

 Une vraie planche

 pour naufragé

 Il est parti le rustre

 Et la belle a offert

  son œillet violet

 ses pommes savoureuses

 et la barque de ses reins

 à un marin qui passait par là.

                   Textes extraits de « Nouvelle Bilitis »

                   Ouvrage en réimpression sous le titre

                 "L'amour-l'éternité". Ed. Prospective21

Pour consulter des livres de l'auteur, Google recherche de livres Michelle Meyer

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